samedi 30 novembre 2013

L'Okapi, une espèce en danger

Selon un communiqué du 26 novembre 2013 de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) l'okapi est ajouté à la liste rouge des espèces menacées de disparition.
En effet la population de cet animal mythique de la RDC dimunue de manière drastiques depuis les années 1990. La pauvreté des populations locales et la série d'instabilité due aux différentes rebellions de divers groupes armés y ont fortement contribué. Ajouter à cela le fait que la viande d' l'okapi (mondonga, en lingala) est très prisée par la population vivant près des forêts humides autour d'Ituri et le long des rivières Tshopo, Rubi-Tele. Cela est plus particulièrement observée  dans la région Twabinga-Mundo et autour des villes de  Buta et Aketi.

Selon l'UICN, il est observé un sérieux déclin de la population de l'Okapi (Okapia johnstoni), un proche parent de la girafe, vivant uniquement dans les forêts tropicales de la République Démocratique du Congo (RDC). L'espèce est aujourd'hui "En danger", proche de la catégorie la plus élevée de risque d'extinction, avec des effectifs en baisse dans son aire de répartition. Le braconnage et la perte des habitats naturels, ainsi que la présence de rebelles, de braconniers d'éléphants et de mineurs illégaux, sont les principales menaces à sa survie. 


1er okapi ramené au zoo d'Anvers en 1928. Il survécut 50 jours en Belgique.


les populations autochtones ont toujours vu l'okapi dans les forêts tropicales humides et l'ont aussi chassé pour sa peau et sa viande.Les européens ont vu pour la première fois une peau de cet animal "étrange" mi-girafe, mi-zèbre en 1901. C'est d'ailleurs le dernier grand mammifère découvert par les scientifiques. Ils lui donnèrent le nom de Okapia Johnstoni, du nom de Sir Harry Hamilton Johnston, le premier européen qui a vu cette peau de l'animal tué par des pygmés. Cette "découverte" eu lieu suite à deux ans de recherche depuis l'annonce de l'existence d'un animal inconnu, par le journaliste-explorateur Henri Morton Stanley, en 1887.

Il resterait dans la nature, entre 10000 et 35000 individus, selon les estimations de l'UICN et de l'ICCN ( Institut Congolais pour la Conservation de la Nature). Des nombreux zoos du monde possèdent des okapis. Ils parviennent à se reproduire en captivité.

Les autorités congolaises peinent à protéger cet animal malgré le soutien de nombreuses organisations comme le  New York Zoological Society Gilman International Conservation,  The Wildlife Conservation Society,  Frankfurt Zoological Society.


En juin 2012, une bande armée a massacré 7 okapis dans la réserve d'Epulu.

Cadavre d'un okapi après l'attaque d'une bande armée,  © Wildlife Conservation Society.

L'ICCN a plus que besoin d'être soutenu financièrement pour mieux aider à la préservation  de cette espèce unique et rare, dans son milieu naturel. Sa population décroit au fil des années.






samedi 2 novembre 2013

ICCN - Institut Congolais pour la Conservation de la Nature



 L'ICCN a été créé le 1938. Ses statuts ont été modifiées en mai 1978, par l'ordonnance présidentielle n° 78-190. C'est un organisme étatique de la République Démocratique du Congo chargé de la gestion des espaces protégées, ainsi que des réserves et domaines de chasse. La direction générale se trouve sur l'avenue des Cliniques, à Kinshasa.


Ses principales missions sont :
  • Assurer la protection de la faune et de la flore dans les Aires Protégées;
  • Favoriser en ces milieux la recherche scientifique et le tourisme dans les respect des principes fondamentaux de la conservation de la nature;
  • Gérer les stations dites de «capture» établies dans ou en dehors des Aires Protégées. :

Son patrimoine extraordinaire (8% du territoire national)  est constitué de :
 ©  Eddy Mbuyi - Panoramio

  •  8 Parcs Nationaux (90.000 km²)
  • 57 Réserves et Domaines de Chasse (110.000 km²)
  • 5 Aires Protégées figurent dans la liste du Patrimoine Mondial (69.000 km²)
  • 3 Jardins botaniques

Vision de l´ICCN
•Assurer la conservation et la gestion efficace et durable de la biodiversité dans tout le Réseau national des Aires Protégées de la RD Congo, en coopération avec les communautés locales et les autres partenaires pour le bien-être des populations congolaises et de toute l’humanité.


Stratégie de l´ICCN
•Vision holistique pour la préservation de la biodiversité
•Gestion participative avec les communautés riveraines
•Renforcement d´un partenariat au niveau central (CoCoCongo) et aux sites (CoCoSi)
•Partenariat avec le secteur privé
•Coopération transfrontalière et régionale
•Recherche scientifique
© Eddy Mbuyi - Panoramio
•Autofinancement

Axes Directeurs d´Activités
•Gestion de la biodiversité
•Communautés locales
•Recherche scientifique
•Tourisme
•Coopération transfrontalière



Cet animal ne se trouve à l'état sauvage qu'au Congo. C'est le dernier grand mammifère découvert par les européens, en 1901 (Sir Harry Johnston)
  L'ICCN travaille aussi en partenariat avec divers organismes nationaux ou internationaux, publics ou privés
D'après un document officiel publié sur le site www.iccnrdc.cd

Il existe beaucoup d'opportunités de coopération avec le Secteur Privé, dans le secteur du tourisme notamment. 
- Des écosystèmes uniques dans le monde, 
- Une faune varié avec  une présence d'animaux dont l'unique habitat naturel est en RDC (Okapi, bonobo, rhinoceros blanc, le singe lesula découvert en 2007 et identifié par les scientifiques en 2012, etc;..) 
- Une flore très riche aussi variée qu'inattendue.