dimanche 22 octobre 2017

Les organisations non gouvernementales dénoncent la spoliation des terres sur le parc des Virunga

Comme l'a souligné le journal congolais POLITICO.CD, les grandes surfaces de terres sont spoliées par des particuliers sur le parc National des Virunga en République Démocratique du Congo. Ce site de 790.000 ha pourtant classé au patrimoine de l'UNESCO depuis 1979, est l'objet de plusieurs convoitises.
Il faut dire qu'avec ce mosaïque de plusieurs paysages aussi spectaculaires les uns que les autres et des milliers d'espèces qu'ils hébergent ainsi que les sous-sol plein de ressources, Virunga attire les touristes, mais aussi les braconniers, les groupes armés, voire même des exploitants illégaux des minerais aussi rare que le coltan ou l'or.

Le site attire également les compagnies pétrolières depuis qu'il a été démontré la présence d'une quantité non négligeable de pétrole sans son sous-sol. Ce fut notamment le cas des entreprises TOTAL et SOCO qui ont obtenu des concessions plus ou moins légalement pour faire des prospections. Les organisations de défense de l'environnement ont combattu cet état de fait. Si TOTAL s'est retiré immédiatement de l'aire protégée, la seconde société à dû battre en retraire à la suite des pressions exercées au niveau mondial. Cette menace pèse toujours sur le parc, puisqu'il a été annoncé d'autres projets de prospections pétrolières en septembre 2017. 

Il ne fallait pas moins que les autochtones s'y mettent également. C'est le cas de certaines organisations paysannes qui manipulent les communautés rurales pour distribuer des terres de cette aire protégée, au grand dam de l'ICCN, gestionnaire du site.


Article complet à lire sur  politico.cd

Carte du Parc National des Virunga     © ICCN





samedi 7 octobre 2017

Interview de Mme Josefa Leonel CORREIA SACKO , Commissaire de l’Economie Rurale et Agriculture à la Commission de l’Union Africaine


 Par Seouba Traoré (RFI) et Raoul SIEMENI (Afrique Environnement Plus)


Afrique  Environnement Plus (AEP)  a saisi l’occasion de la tenue de la conférence des ministres d’Afrique centrale sur l’éco-sécurité pour échanger avec S.E Josefa Leonel CORREIA SACKO , Commissaire de l’Economie Rurale et Agriculture à la Commission de l’Union Africaine sur le regard et l’intérêt que porte de l’UA sur les grandes questions inhérentes à la conservation et à l’Agriculture .

AEP: Quelle est la politique  de l’Union Africaine dans la conservation de la nature?
 S.E Josefa Leonel CORREIA : Merci de m’avoir invitée pour parler de cette importante thématique pour l’Afrique surtout l’Afrique centrale car nous avons le bassin du Congo qui est le deuxième bassin au monde. Donc il est important qu’on conserve ce bassin et son écosystème. Au niveau de l’UA, nous avons notre agenda 2063 dont l’aspiration première est la préservation de la nature pour un développement durable. Pour cela, nous avons déjà mis en place une stratégie continentale pour la conservation de la nature. Nous avons eu la réunion de Brazzaville en 2015 où les Chefs d’Etats ont décidé que nous devons passer à la phase de mise en œuvre de la décision de la conservation de la nature.
L’UA émet-elle des résolutions qui doivent être appliquées à l’intérieur des frontières de chaque Etat ?
Au niveau de mon département, 70% des résolutions, des décisions et déclarations des Chefs d’Etats sont mises en place. Nous avons par exemple notre programme phare qui est le programme CADEP qui émane de CADEP et de la déclaration de Malabo. Ce programme est prêt pour sa mise en œuvre. Certes, il est vrai que parfois la question de la mise en œuvre est causée par le problème de mobilisation des ressources, mais je pense qu’on est en train de sensibiliser nos Chefs d’Etats au niveau du continent pour s’approprier de notre décision. Parce que, les instruments sont mis en place mais le problème réside au niveau du manque de financement.
Peut-ont dire que le problème réside au niveau de la mobilisation des finances et des ressources humaines?
Je dirai que lorsqu’on parle de la mobilisation des ressources humaines, nous pouvons dire que l’Afrique a un potentiel humain et des compétences. Mais, il suffit seulement de bien sélectionner les cadres à mettre en place pour les instruments que nous avons. Cependant, le véritable problème c’est le financement, il faut que l’Afrique s’approprie ses propres programmes et c’est à partir de là que nous aurons cet agenda de l’Afrique que nous voulons parce que c’est nous-mêmes qui avons élaboré notre agenda.
Pour parvenir à cet « Agenda 2063, l’Afrique que nous voulons », que peut être le rôle des populations locales ?
Lorsqu’on regarde les sept piliers de l’Agenda 2063, il y a l’inclusion car nous voulons un développement inclusif. Donc, nous travaillons aussi avec la société civile et le secteur privé et nous sommes en train de mettre en place des politiques pour pouvoir impliquer directement le secteur privé et la société civile dans les efforts de cet agenda que nous voulons d’ici 50 ans.
Ne pensez-vous pas qu’il y a urgence dans la mesure où les ressources diminuent et la population augmente et l’on sait que la majeure partie des populations africaines vivent en milieu rural et dépendent fortement des ressources naturelles ?
C’est vrai que les enjeux sont de tailles car nous avons une croissance démographique exceptionnelle par rapport à d’autres parties de la planète. Mais nous travaillons dessus car quand on essaie d’améliorer une composante de notre agenda, on se heurte avec une autre. Aujourd’hui, nous avons le problème de la famine dans la corne de l’Afrique qui est un défi dû à la sécheresse. Au même moment, nous avons l’invasion des chenilles légionnaires qui constitue un autre problème. Mais ensemble, nous voulons travailler pour l’harmonisation de nos politiques au niveau continental, régional et national afin de dépasser ces défis. Et je pense qu’avec la décision du continent africain de travailler ensemble et de parler d’une seule voix, nous allons atteindre nos objectifs.
J’entends par harmonisation,  des défis auxquels un seul Etat ne peut pas faire face, il faut mettre les moyens en commun et réfléchir ensemble. Qu’en pensez-vous ?
Voilà le sens de l’UA et des communautés économiques régionales et les Etats membres. Nous devons travailler ensemble pour harmoniser les politiques. Les idées sont de tailles, mais nous avons un « hotmap » qui peut nous guider à travailler ensemble et chercher des solutions et partager les expériences. Par exemple, pendant que l’Afrique centrale subit les problèmes de braconnage, l’Afrique de l’est est plus avancée comme le Kenya, l’Afrique du Sud et ces plateformes sont importantes pour l’échange d’expériences et apprendre de bonnes leçons et exemples qui sont dans notre continent.
Photo de Mme  Josefa Leonel CORREIA SACKO

S.E Josefa Leonel CORREIA SACKO , Commissaire de l’Economie Rurale et Agriculture à la Commission de l’Union Africaine

Est-ce cela qui explique la rencontre de N’Djaména ?
L’UA est là pour chapoter toutes ces initiatives car ce sont des décisions de nos Chefs d’Etats ; et la réunion ministérielle à laquelle nous prenons part à N’Djamena, c’est pour la mise en place de la décision des Chefs d’Etats au niveau de la CEEAC. Nous avons eu les décisions à Brazzaville en 2015 et aujourd’hui la CEEAC avance avec la mise en œuvre de ces décisions. C’est pour dire que nous suivons normalement la mise en œuvre de toutes ces décisions.
Si nous comprenons bien, il y a d’abord eu une hiérarchie du haut niveau à Brazzaville constituée des Chefs d’Etats, ensuite les ministres ici à N’Djamena pour harmoniser et au final il y aura un document final au niveau départemental de chaque Etat où il y aura la mise en œuvre ?
C’est d’une façon coordonnée que l’on prend en charge les décisions de nos Chefs d’Etats. On commence  au niveau continental, ensuite au niveau sous régional(CEEAC), enfin national. Tel est, normalement, le schéma que nous suivons pour la mise en œuvre des décisions de nos Chefs d’Etats.
La vision de l’UA est de consolider le climat et l’agriculture avec les impacts sur les questions d’adaptation. Comment appréhende-t-on ces questions au niveau de l’UA ?
L’UA a participé activement dans la mise en place de l’accord de Paris qui prévoit l’adaptation et l’atténuation. Donc, nous travaillons avec l’organisation des Nations Unies pour l’environnement pour la mise en œuvre de toutes ces décisions ; car nous voulons faire une agriculture durable qui respecte l’environnement pour assurer un meilleur futur pour les générations à venir.
Parlant des générations futures, comment peut-on ramener les agriculteurs à la terre au constat de tous ces phénomènes d’insécurité et qui génèrent l’exode rural et autres ?
Je regarderai la question dans un autre sens, car si nous attaquons bien le problème à la base, nous n’aurons pas toutes ces conséquences, d’où il faut voir le problème dès l’origine. L’agriculture est l’un des secteurs pourvoyeurs d’emplois et si nos Etats essaient de bien organiser ce secteur, nous n’aurons pas de problème d’exode rural voir d’immigration. Aujourd’hui, nous devons faire beaucoup de la sensibilisation au niveau de la jeunesse car elle est forte et cette année à l’UA le thème est « Investir à la jeunesse pour les dividendes démographiques ». C’est cette jeunesse que nous avons le droit en tant que décideurs de créer et donner les opportunités d’emplois mais avec une agriculture moderne. Vous savez que la jeunesse d’aujourd’hui est exposée à la nouvelle technologie innovante.
Au niveau de l’UA, Avec le programme de CADEP, nous allons essayer de voir ce qui intéresse la jeunesse. Nous avons un pilier qui est « l’agribusiness » et nous voulons vraiment moderniser l’agriculture comme le souhaitent les Chefs d’Etats afin qu’elle soit rentable à notre génération. Avec nos Etats, nous faisons des efforts pour promouvoir des politiques « agribusiness » profitables à la nouvelle génération. Et je pense que si l’on se penche dans le secteur agricole avec des politiques et moyens adéquats nous aurons moins de victimes en méditerranée et moins de pauvreté.
Pour conclure, l’Afrique pourrait-elle se nourrir de ses propres produits issus de son sol venant dans les années à venir, contrairement à ce que nous constatons aujourd’hui avec des produits importés en Afrique ?

Je pense qu’il y a 50% des pays africains qui n’importent plus de nourritures de nos jours. Par exemple l’Ethiopie où se trouve le siège de l’UA, il n’y a pas d’importations car l’agriculture marche et il y a une population de près de 100 millions d’habitants. Nous voulons résoudre les problèmes de conflits mais la base est énorme car nous avons des conflits politiques, sociaux, ethniques, etc. Bref, nous voulons la paix car avec elle nous permet d’avoir les moyens de notre développement. Je reviens sur les problèmes de famine au niveau de la corne de l’Afrique où le Soudan du Sud, la Somalie et l’Ethiopie sont atteints par Nino et la sécheresse, mais l’Ethiopie est le seul pays qui arrive à porter secours dans ses zones affectées par la sècheresse grâce à la paix. Donc, nous plaidons pour la paix et nous avons même créé un « Taxforce » avec la FAO pour le secteur responsable de la sécurité alimentaire. Et nous voulons créer avec la FAO, le Programme de l’alimentation mondiale et l’IFAD, une initiative pour régler les  problèmes de la sécurité alimentaire, l’environnement, la sécheresse et les conflits.

vendredi 6 octobre 2017

La biodiversité de la province de Sankuru : un patrimoine sans protection et donc en péril

Par Ir. Héritier MPO DIAMBA et Jerome ISAKO MULOBA
Membres de Congo Connexion Sankuru

La protection de la biodiversité en République Démocratique du Congo (RD Congo) demeure encore fragile malgré l’existence dans quelques régions de différentes structures de prise en charge. Les relations qui existent entre les aires protégées et les populations environnantes sont difficiles et ceci donne naissance à des conflits.
Actuellement, on constate dans la Province du Sankuru la destruction des forêts à grande échelle à cause du manque d’éducation et de structures adéquates d’encadrement des populations locales dans l’utilisation rationnelle des ressources biologiques. La marginalisation socio-économique des populations locales conduit directement ou indirectement à des graves dommages environnementaux, économiques et sociaux. Pendant que le monde entier prend conscience de la protection des écosystèmes forestiers pour lutter contre le réchauffement climatique, la Province du Sankuru semble les négliger alors qu’elle est parmi les grandes régions à vocation forestière au niveau national.
Lors de nos recherches scientifiques dans la Province du Sankuru en 2014, nous avons remarqué la rareté des études et publications scientifiques sur la biodiversité de la Province. Face à cette réalité, il est important de s’investir dans le domaine de la conservation en vu d’apporter une nouvelle phase d’investissement des différents partenaires dans ce terrain vierge et sans aucun organisme sur terrain oeuvrant dans le domaine de conservation.

En tant qu’originaire du Sankuru et membre de Congo connexion, notre désir ardent est d’aider l’Etat Congolais dans la gestion durable des forêts sur toute l’étendue du territoire national et plus particulièrement dans la province du Sankuru. C’est l’occasion de s’impliquer dans la vision de la COP21 pour valoriser l’espace écologique de cette Province, de contribuer dans la réalisation de mode de gestion de la biodiversité et créer un réseau de conservateur de l’environnement avec la participation de la population locale de ladite Province. Ainsi, nous faisons valoir au monde scientifique un terrain complètement vierge pour les recherches et les affaires ; ce qui contribuera à son développement.
La Province du Sankuru représente un des réseaux hydrographique le plus important du pays qui alimente le bassin du Fleuve Congo. C’est à ce niveau que plusieurs rivières prennent leur source.
Il s’agit notamment des rivières:
  • Sankuru ;
  • Lokenyie ;
  • Lomami ;
  • Lomela ;
  • Tshwapa ;
  • Lubefu
En dehors de ces principaux cours d’eaux on y trouve également plusieurs rivières de taille moyenne, des ruisseaux et des rigoles : la rivière Ndjale, Lubilanji, Lowale, Lofuté etc. qui sont leurs affluents ou sous affluents.

Vu l’importance que regorge la Biodiversité dans la Province du Sankuru et la position géographique qu’elle occupe au niveau national, la Province du Sankuru abrite un riche assortiment de la biodiversité de la RD. Congo voire d’Afrique Centrale, notamment le Bonobo (Pan paniscus), les éléphants des forêts (Loxodonta africana cyclotis), les Okapis (Okapia johnston), les perroquets, (Psittacus sp.), Paon congolais (Afropavo congensis) et plusieurs espèces d’antilopes (Sitatunga sp).
Voisin de deux Parc Nationaux (Salonga et Lomami), Il existe une Aire protégée au sein de la Province du Sankuru qui a la superficie de 30570 km2, Réserve Nature du Sankuru, mais qui n’est pas opérationnelle depuis sa création en 2007. Les limites de la Reserve n’ont jamais été matérialisées et sont sources permanentes de mésententes et de tensions avec les populations locales qui se disent ne pas être consultées ni impliquées lors de sa création.
Pour leur survie, elles ont développées les stratégies pour s’opposer aux mesures de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature impliqué dans la création de la Réserve étant donné qu’elles ont tissées des liens durables avec les ressources forestières bien avant la création. Ainsi ; elles réclament la mise en oeuvre des activités alternatives pour qu’elles se détournent de la Forêt.

B. Profil socio-économique de la population

Dans cette partie, il sera question de déterminer les différentes activités permettant à la population locale d’atteindre ses objectifs de volets socio-économiques exercés dans la Provinces du Sankuru.
Selon nos enquêtes réalisées en 2015, pour 5 villages des 6 territoires de la Province du Sankuru, la population exerce des activités agricoles, la chasse, la pêche, l’élevage, l’exploitation minière, l’exploitation artisanale du Bois et la collectes des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) d’origine végétale et animale.

C. Conflits liés à la Forêt.

Les conflits liés aux ressources forestières ont toujours existé dans la Province du Sankuru ; ils existeront toujours. Le problème n’est donc pas de vouloir faire disparaitre ses conflits car, ils seront toujours là mais, ce qu’il faut entreprendre, c’est de développer des approches de gestion des conflits qui poussent à aider et à chercher les solutions concertées, durables et paisibles. Lors de notre observation sur terrain, nous avons identifiés les conflits liés à la forêt au sein de la Réserve Naturelle du Sankuru.
En ce qui concerne les efforts et résolution des conflits, d’après notre constat, aucun mécanisme de gestion, ni de résolution des conflits n’a jamais été présenté à la population vivant dans la Réserve ou à côté de celle-ci. Cela va à l’encontre de la pensée de BORRINI (2000) qui signale que, la gestion et résolution des conflits est un processus non violent favorisant le dialogue et la négociation qui consistera à régler les désaccords avant qu'ils ne dégénèrent en manifestation d'hostilité, aider les parties prenantes à examiner les multiples options d'accord et identifier les causes profondes de conflits.
Selon Mpo 2014, s’agissant des causes des conflits, les avis communs soulevés par les populations riveraines résultent de l’absence de leur consultation lors de la création et la gestion de la Réserve Naturelle du Sankuru et le manque de sensibilisation permanente. Les villages Ambole, Owandja et la Chefferie Arabisée constituent le foyer des conflits. Cela a incité une campagne diffamatoire jusqu’à engendrer un slogan « WAMBO SONDJA EKOND’ASO » qui se traduit par « ILS ONT VENDU NOS FORETS ». Ces rumeurs ont été, malheureusement appuyées par certains politiciens lors de leurs contacts avec leurs populations de base.
Une autre source des conflits qui n’a pas été analysée mais qui vaut la peine d’être mentionnée c’est la dualité. En effet, le projet Tshwapa Lomami et Lwalaba ( TL2) du Parc de Lomamie, dans sa vision de prospection forestière effectuée dans la partie Nord-Est de la Province du Sankuru depuis 2006 (Figure ci-dessous) prévoit déjà l’élargissement de son aire protégée et propose des nouvelles limites en annexant une partie de la Réserve Naturelle du Sankuru étant une zone tampon pour atteindre ses objectifs. De fois, les populations du village de Katopa, Bamanga, Polepole, Lotakala et certains village de la Chefferie de Djonga sont empêchées de faire la chasse par des éco gardes de ce Parc. Et ceci se justifie par la présence de conflits entre les éco gardes et la population locale.
La cartographie, en cercle blanche, représente la Réserve Naturelle du Sankuru tandis qu’en jaune englobe la vision de l’ensemble de la superficie du Parc de Lomami y compris l’annexion de la partie Nord-Est de la Réserve comme ses nouvelles limites en termes de Zone tampon.

D. Analyse AFOM

Dans cette analyse, nous présentons les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces à la mise en oeuvre d’une gestion rationnelle de la biodiversité dans la Province su Sankuru.

AtoûtsFaiblesses
  • L’expertise de Congo connexion;
  • L’accompagnement du Ministère de l’Environnement et de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature;
  • La possibilité d’impliquer un grand nombre des communautés locales dans la gestion ;
  • Le matériel divers disponible pour le fonctionnement ;
  • La main d’oeuvre disponible et motivée ;
  • Importance écologique du site
  • L’endémisme des Okapis, des Bonobos et leurs statuts Union Internationale pour la Conservation de la Nature et CITES ;
  • Un concept nouveau qui attire l’attention de tout le monde ;
  • La zone est proche de plusieurs voies de sortie.
  • Les aspects transversaux (démographiques et genre) sont peu pris en compte ;
  • L’absence de phase de suivi et d’accompagnement des activités ;
  • L’absence d’un système de sécurité sanitaire pour les pisteurs et de suivi vétérinaire pour les espèces phares
  • La désertion des cadres de la Bonobo Conservation Initiative;
  • L’absence des responsables de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature;
  • La faible capitalisation des atouts et potentialités de la zone d’intervention ;
  • Règne de conflits dans le milieu ;
  • Manque d’infrastructures de bases (routes, sources d’eau potable, hôpitaux etc.) ;
  • L’absence d’une politique de suivi des travaux réalisés par les gestionnaires;
  • La corruption.
OpportunitésMenaces
  • Les appuis techniques et financiers des bailleurs ;
  • L’existence d’une mosaïque paysagère diversifiée et d’une biodiversité remarquable ;
  • La stratégie de conservation des Bonobos;
  • L’endémisme du Bonobos et d’Okapis et leurs statuts UICN et CITES ;
  • L’amélioration du bien-être de la population riveraine ;
  • L’implication des ONG de développement ;
  • Paiement de services environnementaux au trésor public ;
  • Plusieurs sites touristiques ;
  • Exploitation et vente de Produit Forestier Non Ligneux ;
  • Régulation de climat.
  • L’accès difficile au site ;
  • L’absence de plan d’affectation des terres ;
  • Les menaces sur les habitats des Bonobos et des Okapi (Faible l’application des lois, l’exploitation forestière « illégale », pratiques agricoles, les feux de brousse etc.) ;
  • Les conditions socio-économiques des communautés locales ;
  • La forte dépendance des communautés locales aux ressources naturelles ;
  • Pression démographique ;
  • Les mouvements de partis politiques qui utilisent le Machiavélisme ;
  • Le faible niveau de coordination entre acteurs et/ou bénéficiaires ;
  • Les conflits tribaux ;
  • L’amenuisement de la confiance des communautés à l’ONG Bonobo Conservation Initiative, Action Communautaire pour la
  • protection des Primates du Kasaï. et à l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature; ;
  • Le manque des accords avec les partenaires locaux.

CONCLUSION

A la lumière de tout ce qui précède, nous disons que la Province du Sankuru dispose d’un capital forestier important qui abrite un assortiment extrêmement varié des arbres, animaux et des bassins hydrographiques.
En tant que jeunes, nous sommes disponibles et animés par la volonté et le courage d’accueillir et d’être accompagnés par des partenaires soucieux de relever le défit d’un développement holistique au devant de nous.
Nous mènerons ainsi des enquêtes sur les activités socio-économiques et écologiques sur l’ensemble des populations vivants à proximité de deux Parcs nationaux et la dite Réserve dans le but de proposer la mise en oeuvre du schéma d’activités alternatives pour promouvoir ensemble le développement local et la gestion participative durable des ressources naturelles qui nous entourent via la sensibilisation.

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