mardi 8 septembre 2015

COP21 : Protection de la forêt du Bassin du Congo, deuxième poumon de la Planète - La France a lancé la Surveillance de l’Environnement Assistée par Satellite au Gabon

Le Ministre français de l'environnement, Mme Ségolène Royal a participé au lancement opérationnel de la Surveillance de l’Environnement Assistée par Satellite au Gabon, en présence du Président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba, et de la Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie Annick Girardin, à Nkok (30 km de Libreville)



Premier projet de cette nature en Afrique centrale, il permet la réception directe des images satellitaires et intègre un centre de compétences en télédétection pour contribuer au suivi des forêts et de l’environnement au Gabon et en Afrique Centrale.

Ségolène Royal indique que ce projet constitue une contribution forte à la COP 21 en matière de protection des forêts et de leur riche biodiversité, de préservation des ressources halieutiques et de l’océan. La Ministre annoncera que le Centre national d’études spatiales mettra à disposition des données supplémentaires pour le fonctionnement de ce projet.


Grâce à l’acquisition de compétence et des données satellitaires d’observation de la terre, le projet permettra :

- la mise en place d’un suivi du couvert forestier ;
- le suivi des dynamiques territoriales, la gestion durable des ressources naturelles et l’aménagement du territoire (pollutions marines, trafic maritime etc.) ;
-  le développement d’une offre de formations spécifiques et de projets de recherches.

Etant donné l’importance du couvert nuageux tout au long de l’année au Gabon, l’installation d’une station de réception d’images satellites est considérée par les experts de ce domaine comme le meilleur moyen de suivre avec précision l’évolution du couvert forestier.

Ce projet est intégré à l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS), institution centrale dans la mise en œuvre du programme de « Gabon Vert «  (surveillance et protection des ressources naturelles) et de « Gabon bleu » programme de surveillance du Golfe de Guinée et de lutte contre les trafics illégaux.

La France a fortement soutenu ce projet

La France a mis à disposition une expertise importante pour la concrétisation de ce projet (Airbus, Institut de recherche et de développement, Institut géographique national, Office national des forêts, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Centre national d’études spatiales etc.). La région Guyane a également signé un accord de coopération pour le suivi des forêts tropicales.

Le projet SEAS Gabon est financé à hauteur de 9M€ (pour un montant global du projet de 12 M€) dans le cadre de l’Accord de Conversion de dettes France-Gabon dédié à la préservation des écosystèmes forestiers gabonais.

La forêt du bassin du Congo est le deuxième poumon de la planète

Avec 300 millions d’hectares
, la forêt du bassin du Congo est le deuxième plus vaste massif forestier après l’Amazonie, caractérisé par une diversité biologique exceptionnelle, un stock permanent de carbone particulièrement élevé et un niveau d’anthropisation relativement peu important. 30 millions de personnes y vivent et elle fournit des moyens de subsistance à 75 millions de personnes.

La forêt du bassin du Congo abrite une biodiversité riche et variée, constituée
entre autres des espèces emblématiques de grands mammifères, comme les
grands singes et les éléphants.

Dans le cadre de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), les pays du bassin du Congo se sont engagés depuis plusieurs années dans la mise en œuvre d’une politique concrète et concertée d’aménagement durable des forêts publiques. Le Gabon s’est beaucoup investi dans la protection de ses forêts (85 % de la superficie du pays) avec un objectif de protection de 21 % du territoire au travers de la création de 13 parcs nationaux.

La station de réception des images satellites
: l’implantation d’une station de réception directe satellitaire en Bande X qui permet la programmation et l’acquisition de données multi-sources optiques et radars de haute résolution en temps quasi-réel. L’antenne a été fournie par la société française Zodiac Data Systems. Le cercle de réception de l’antenne couvre la totalité des pays de la COMIFAC et les pays forestiers voisins.

Le centre accueille le directeur général, deux ingénieurs station (mécanique et électronique/radio fréquence) formés par Zodiac, deux ingénieurs pour l’opérationnalisation du service EarthLab Gabon appuyés par un assistant technique Telespazio, un responsable des relations extérieures. Sept étudiants gabonais ont suivi une formation à Montpellier et à Rennes. Trois d’entre eux ont intégré l’équipe depuis novembre 2014.


Source : Ministère français de l'écologie et du développement-durable et de l'énergie

dimanche 8 février 2015

Auto-évaluation à Kinshasa de l’état d’avancement de la préparation à la REDD+ en RDC

Kinshasa, 07/ 02 (ACP).- Les experts du Groupe de travail REDD (GTCR) de la société civile environnementale et des porteurs des projets ont, au cours des ateliers d’auto-évaluation, examiné, jeudi et vendredi à Kinshasa, l’état d’avancement de la RDC à la préparation au processus Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD).
© noblinto
Les réunions consistaient à recueillir les commentaires et les observations des participants sur base de critères du « Readness (R)- package » c‘est- à dire le document de préparation du pays à la REDD + et d’identifier les points faibles et les points faibles de chacun desdits critères.
Ces derniers portent entres autres sur la responsabilité et la transparence, le mandat et le budget opérationnels, le mécanisme de coordination multisectoriels et la collaboration intersectoriel, les capacités de supervision technique et de gestion des fonds ainsi que sur le mécanisme de remontée d’information et de recours.
En effet, les experts ont passé au peigne fin les actions spécifiques. Ils ont émis des avis et recommandations pertinents susceptibles de finaliser la phase de préparation à la REDD+ dans les limites des budgets disponibles.
A l’issue des travaux, les participants ont approuvé le rapport final du document en vue de sa soumission, pour approbation par le Comité des participants du Fonds carbone pour la Banque Mondiale dont la prochaine réunion est prévue en mars prochain à Kinshasa.
Le R- Package, explique la Coordination nationale REDD, retrace les progrès accomplis dans la phase de préparation à la REDD+ depuis 2009. Il se base sur les 43 critères et indicateurs du R-Package qui permettent d’évaluer l’état d’avancement d’un pays dans la finalisation de la phase de préparation à la REDD+. Les critères portent entre autres sur Le R- Package est un processus dynamique d’auto-évaluation permanent qui est l’indication des progrès relatifs.
La CN- REDD a initié pour ce faire une série des réunions qui se poursuivent en son siège où différentes parties concernées parmi lesquelles, outre le GTCR et les porteurs des projets, les initiatives REDD, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et les membres du Comité technique permanent de concertation des secrétaires généraux pour l’intégration de la REDD dans les politiques et programmes sectoriels et les membres du Comité nationale REDD sont appelés à discuter en profondeur sur l’état d’avancement du pays dans la préparation au processus REDD.
La RDC, rappellent les termes de référence des consultations sur l’auto-évaluation, s’est engagée, depuis 2009, dans le processus de préparation au dispositif international de REDD+, piloté par le ministère de l’Environnement à travers la CN-REDD, avec l’appui du programme des Nations- Unies pour la REDD (ONU-REDD) et de la Banque Mondiale. ACP/Kayu/JGD

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